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To James Madison from Louis-Marie Turreau de Garambouville, 8 February 1806

Monsieur, A Washington le 8 février an 1806

M. Le Marquis de Casa Yrujo, envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiare de S.M. Catholique, m’instruit "qu’un Bâtiment Américain armé de dix-huit Canons le Léandre, employé depuis longtems dans le commerce odieux de St. domingue, avait reçu à bord beaucoup de fusils, de Carabines, du plomb, de la poudre, des piques, des Selles pour les chevaux et d’autres articles de munitions de guerre. Une presse, Six garcons imprimeurs; beaucoup de marchandise & de provisions. Que M. Miranda était à bord, ayant avec lui, comme officiers et Aides de camp, quelques jeunes gens de New York parmi lesquels Se trouvaient le fils du Colonel William Smith et un autre jeune homme du nom d’Armstrong et parent du Ministre des Etats-Unis auprès de S.M. l’Empereur Napoléon."

M. le Marquis d’Yrujo ajoute: "Le Gouvernement dont les Agens Sont très nombreux à New York, ne peut ignorer ni les particularités de cet armement, ni l’objet de Sa destination, bien décélée par tant de circonstances préalables et auxiliaires. Il est responsable de Cette violation de la neutralité de son territoire et des conséquences qui peuvent en être la Suite. C’est pourquoi je crois qu’il est de Sa justice d’expédier, Sans perte de tems, une ou plus des frégates qui d’après le rapport de Mr. le Ministre de la Marine, Sont en état de mettre de Suite à la voile, pour ramener dans les ports des Etats-Unis Ces nouveaux flibustiers. Dans l’impossibilité moi-même de faire les réclamations Convenables, je vous prie, Monsieur le Général, d’être mon interprête auprès du Gouvernement Américain et de lui déclarer que si les effets prompts & immédiats, qu’on doit espérer de Sa justice, ne peuvent pas empêcher la réussite d’un projet incroyable parmi les Nations Civilisées, les Citoyens Américains trouvés les armes à la main dans cette bande de brigands Seront traites comme des pirates."

Telle est en substance, Monsieur, la lettre de M. le Marquis d’Yrujo. La déclaration que je vous fais en Son nom en est littéralement extraite.

Le Minstre d’Espagne, éloigné du siège du Gouvernement Sur des motifs qui seront connus Sans doute, ne pouvait employer d’autre organe pour vous transmettre Ses réclamations que le Ministre plénipotentiaire de S. M. Ile. et Rle. alliée du roi, Son Maître, et je me flatte, Monsieur, que la réponse que vous jugerez à propos de me faire Sera de nature à calmer les justes plaintes du Marquis d’Yrujo. Je Saisis avec empressement Cette occasion, Monsieur, pour vous renouveller les assurances de ma haute considération.

Turreau

DNA: RG 59—NFL—Notes from Foreign Legations.

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