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Charles Chalamet to James Madison

11 Feb. 1834

Monsieur, Washington le 11 février 1834.

Après un Américain, c’était à un Français, et à un Français qui a eu l’honneur et le bonheur d’être quelque tems votre hôte, qu’il appartient de se charger de la tâche difficile que j’ai entreprise, en Consultant plutôt mes sentimens que mes forces, et en Comptant plus sur votre bienveillante indulgence que sur votre judicieuse critique. L’une des époques, que j’ai, pour mon compte, toujours le plus admirée de l’histoire d’Amérique, est celle de la guerre de 1812, où avec de si faibles ressources, la République a su sortir victorieuse d’une lutte, non pas improvisée comme la première, mais pour laquelle Ses ennemis jaloux avaient fait tous leurs préparatifs bien long-tems à l’avance; et ces succès, ce n’est pas à la force des armes que je les attribue, je crois qu’elles n’ont joué qu’un rôle fort secondaire, dans cette guerre; non, c’est à l’autorité de votre nom et à la confiance qu’il inspirait que l’Amérique en Se levant toute entière, a dû le mouvement energique, qui l’a sauvée et a, pour jamais, assuré son independance.

Daignez donc, accepter, Monsieur, le tribut d’admiration que j’ai taché de vous payer dans Ces faibles essais et l’assurance de la haute considération et de tout le respect de votre très humble et très obéissant Serviteur

Ch. Chalamet

[The following translation has not been confirmed by an authoritative foreign language translator:]

After an American, it was up to a Frenchman, and to a Frenchman who has had the honor and good fortune to be your guest sometimes, to take on the difficult task I have undertaken, consulting my feelings more than my abilities, and counting more on your kind indulgence than on your judicious criticism. One of the periods of American history which I, for my part, have always admired most is that of the War of 1812, when, with such weak resources, the Republic was able to come out victorious from a struggle, which was not unexpected like the first one, but for which her jealous enemies had long been making all their preparations, and it is not to the force of arms that I attribute those successes. I believe that arms played only a very secondary part in that war; no, it is to the authority of your name, and the confidence it inspired, that America, rising in all her unity, owed the energetic movement which saved her, and ensured her independence for ever.

Therefore be pleased, Sir, to accept the tribute of admiration which I have tried to pay you in these slight attempts, and the assurance of the high consideration, and of all the respect, of your very humble and very obedient Servant.RC (DLC).

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